Le locataire peu scrupuleux et fraudeur professionnel a accumulé des dizaines de dossiers concernant plusieurs fausses identités pour louer des logements et ne jamais payer le loyer, et ce depuis 1987. Certaines de ses victimes ont même dû déclarer faillite, en 2011, en raison de ses agissements.

Fernando Paredes, alias Fernay Padere, alias Fern Pader, a poussé l’audace jusqu’à réclamer des dommages à la propriétaire du logement qu’il avait loué à Blainville, en décembre 2010, parce qu’elle a changé les serrures du logement et fait sortir tous les biens qui s’y trouvaient, quelques jours après son arrivée.

C’est après avoir appris que ce locataire, prestataire de l’aide sociale, avait utilisé un faux nom, qu’il avait donné de fausses références locatives, son dossier de crédit, en plus de falsifier son occupation et omettre de déclarer ses antécédents à la Régie du logement, que la propriétaire a décidé, après consultation des policiers notamment, de reprendre possession du logement et de faire entreposer son contenu. De plus, une ex-propriétaire à qui le locataire fraudeur avait volé des meubles en quittant le logement, a pu récupérer ses biens à cette occasion. Il faut préciser que la propriétaire concernée dans cette affaire avait confié la location de ses logements à une tierce partie, incluant la réalisation des enquêtes de prélocation.

Certes, il n’est pas recommandé à un propriétaire de logement d’agir de la sorte et de se faire justice, si on se fie aux dispositions du Code civil du Québec à cet effet. « Malheureusement, les nombreux abus dont ils sont régulièrement victimes de la part de locataires peu scrupuleux, amènent certains d’entre eux à passer à l’action sans s’engager dans de longues et pénibles (et souvent infructueuses) procédures avec la Régie du logement. D’autant plus que lorsque les locataires fraudeurs sont insolvables, la plupart ne peuvent jamais récupérer leur dû, même avec un jugement de la Régie en leur faveur », explique le directeur des affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette.

La propriétaire poursuivie a été condamnée par la Régie à payer 1 500 $ au locataire expulsé qui n’a pas pu récupérer ses effets personnels, en dédommagement pour ses pertes, et le bail intervenu avec celui-ci a été déclaré nul.

Vérifiez l’identité de vos candidats locataires

La CORPIQ rappelle à ses membres qu’il est impératif de bien vérifier l’identité des personnes qui signent une demande de location, en réclamant une ou plusieurs pièces officielles comportant la photo et le nom véritable.

Vous éviterez ainsi de sérieux problèmes potentiels et vous mettrez à l’abri d’éventuelles poursuites ou, le cas échéant, d’avoir à agir illégalement ou contre les règles établies en matière de location de logement.

Les membres de la CORPIQ ont accès au service d’enquête de crédit ProprioEnquête qui leur permet d’obtenir, en quelques secondes et à faible coût, des informations de crédit sur un candidat locataire et ce, 24 heures par jour/7 jours. Des enquêtes approfondies (références d’anciens propriétaires et des emplois ainsi que plumitifs juridique, criminel et à la Régie du logement) peuvent également être effectuées en quelques jours. Il est à noter que la CORPIQ vérifie elle-même l’identité des références données par les candidats locataires. Dans ce cas de fraude, une telle démarche aurait permis de révéler la véritable nature du candidat. Pour en savoir plus sur ProprioEnquête, rendez-vous sur cet article.

Faites votre demande d’inscription gratuite dès maintenant en vous connectant à l’Espace Membre CORPIQ et ainsi, soyez prêts à l’utiliser en tout temps.

Et soyez vigilants : Fernando Paredes, ou un de ses nombreux alias, se cherche un nouveau logement!

Pour plus d’information sur l’individu et ses agissements, vous pouvez consulter l’article du Journal de Montréal : Profiteur de carrière